PurpleTech : des bactéries pourpres pour repenser la nutrition

Au sein du Service de Protéomie et Microbiologie de l’UMONS, dirigé par le Prof. Ruddy Wattiez, Baptiste Leroy travaille depuis longtemps sur ces micro-organismes. Avec Guillaume Bayon Vicente, il s’intéresse désormais à leur richesse en protéines, en vitamine B12, en caroténoïdes et en coenzyme Q10.

Autre particularité : ces bactéries peuvent utiliser les sucres présents dans la mélasse, un coproduit de l’industrie sucrière. PurpleTech cherche ainsi à produire une biomasse à plus forte valeur ajoutée à partir d’une ressource existante, dans une logique d’économie circulaire.

Pour envisager des applications industrielles, encore faut-il maîtriser les coûts et changer d’échelle. Les deux chercheurs ont donc fait le pari d’un procédé simple : du low-tech… mais du smart-tech comme le disent les cofondateurs. « On a fait des réacteurs au départ de sacs de congélation de haricots », raconte Baptiste Leroy. Depuis, les équipements ont évidemment évolué, sans abandonner cette recherche de simplicité.

La création de PurpleTech marque aussi un changement de posture. Au-delà de la science, il faut désormais penser marchés, coûts de production, partenaires et contraintes réglementaires. Pour Guillaume Bayon Vicente, l’envie de concrétiser les recherches a fini par s’imposer : “Si on ne le fait pas, personne ne le fera“.

La technologie doit encore progresser avant une production industrielle. C’est précisément ce passage du laboratoire à l’entreprise, avec ses essais, ses décisions et ses incertitudes, que racontent les deux cofondateurs dans l’UMONS Entrepreneurship Podcast.