
Innover comme au MIT dans le cœur du Hainaut : la Virtual Impact Factory prend forme
Entretien avec Céline Thillou, directrice de l’Administration de la Valorisation de la Recherche de l’UMONS et co-coordinatrice de la Virtual Impact Factory.
Issue du Forum4Cleantech, la Virtual Impact Factory réunit, dans le cœur du Hainaut, les membres fondateurs que sont l’UMONS, Multitel, Materia Nova, EONIX, IMBC, I-Care et IDEA pour structurer le passage entre recherche et marché. Inspirée du modèle du Massachusetts Institute of Technology, elle permet d’aligner chercheurs, entreprises, financeurs et acteurs publics autour de projets cleantech, avec une capacité de décision rapide et collective dès les premières étapes d’un projet. Rencontre.
UMONS Innovation Network : Céline, qu’est-ce que la Virtual Impact Factory ?
CT : C’est une initiative née au sein du Forum4Cleantech, avec l’UMONS, Multitel, Materia Nova, EONIX, IMBC, I-Care et IDEA. L’objectif est de structurer un maillon encore fragile : le passage entre un résultat scientifique et une activité économique. À l’UMONS, nous assurons un rôle de mise en lien et de coordination pour que chercheurs, entreprises et partenaires puissent avancer dans un cadre commun.
UMIN : en quoi cette initiative est différente d’un incubateur classique ?
CT : nous sommes d’abord sectoriels, centrés sur la thématique « cleantech ». Surtout, nous appliquons une logique proche du MIT Regional Entrepreneurship Acceleration Program (MIT REAP) : chercheurs, entreprises, financeurs et acteurs publics sont alignés dès le départ, autour des mêmes projets. L’idée, développée au Massachusetts Institute of Technology, est simple : faire travailler ces acteurs ensemble, en même temps, pour éviter les blocages et accélérer le passage de l’idée au marché.
UMIN : concrètement, qu’est-ce que cela change pour un porteur de projet, pour une entreprise, pour un chercheur ?
CT : Nous fonctionnons à la fois comme un incubateur et comme un start-up studio. Lorsqu’un projet dispose déjà d’un porteur – typiquement une future spin-off ou start-up – nous l’accompagnons dans sa structuration, son accès au marché et ses besoins opérationnels. Si le projet est mature mais sans porteur, nous identifions et recrutons un entrepreneur, puis nous construisons autour de lui. Dans les deux cas, les décisions se prennent rapidement : financement, partenaires industriels ou conditions d’implantation peuvent être activés dans un même échange.
UMIN : Avez-vous déjà accompagné des projets ?
CT : Oui, notamment deux spin-offs issues de l’UMONS, Pulso Technology et PurpleTech, présentées au board du VIF. Par ailleurs, nous travaillons actuellement avec I-care pour le développement d’une future start-up. Ce type de projet montre l’intérêt du dispositif : croiser rapidement expertises, financements et perspectives de marché, avec des acteurs prêts à s’engager.
- Vous développez une technologie, envisagez une spin-out ou vous souhaitez vous impliquer dans l’émergence de nouveaux projets ? La Virtual Impact Factory s’adresse à la fois aux entreprises prêtes à accompagner des entrepreneurs et à celles qui souhaitent valoriser leurs propres résultats : contactez Céline Thillou.
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